Tiens, voilà du boudin

Tiens, voilà du boudin
Je crois qu'il est temps de vous présenter la "mascotte" de ma classe. Nan, c'est pas l'ensemble de Mandelbrot, ni le 600 (un polyèdre en 4 dimensions, à prononcer avec une voix sexy de ténor) ni Gauss, même si ce dernier occupe une place importante dans nos coeurs. Faut pas abuser, on n'est pas névrosés à ce point.

Tout d'abord, sachez que, contrairement à ce que croit l'administration, je ne suis pas en MPSI 1 mais en HX1. Ben ouais, chez les prépas scientifiques du lycée, nous avons 6 HX. Le piège, c'est de croire que ce sont (dans leur fallacieuse appellation officielle) les MPSI de 1 à 6. Ben nan, on n'a pas 6 MPSI, mais 4, et c'est déjà pas mal, à près de 50 personnes par classe.
En fait, les HX5 et HX6, ce sont les PCSI 1 et 2. Si, si, ça existe, ça veut dire physique-chimie-sciences de l'ingénieur (vous avez vu, ils sont honnêtes, ils ne revendiquent pas cette matière suprême que sont les mathématiques). Certains diraient que ce sont les refusés de MPSI qui se retrouvent en PSCI, mais pour être honnête, ce n'est vrai que pour une partie d'entre eux.

Pour revenir à nos moutons, les HX1 sont défendus depuis l'année dernière par un cochon tueur, parfois nommé Kipi ou Kippy. Les anglicistes comprendront que ce nom vient de "killer pig".

"Et après? C'est cool..." me direz-vous, "je suis sûr que ce cochon n'a jamais tué personne."
Ha, ha! Erreur! Parce que cochon a une pince. Ensanglantée, preuve de ses bienfaits. Sérieux, elle est accrochée au-dessus du tableau, et grâce à un très ingénieux système, on peut discrètement la déplacer et la descendre sur le prof quand il devient soûlant. Souvent, ça a pour effet de le rendre encore plus soûlant. Mais c'est pas grave, parce que nous, on s'est bien marrés, et qu'on est prêt à bouffer à nouveau des maths.
Mieux! Récemment, le gros fil tout moche et abîmé a été remplacé par du fil de pêche (le truc jaune fluo genre nylon), et du coup, la pince est devenue beaucoup plus furtive (réduction de frottements oblige). Et en plus, on peut déplacer la pince jusqu'au-dessus de la porte; c'est marrant tout plein quand quelqu'un rentre et qu'on est aux aguets.

Ah oui, petite page culturelle : le fil de pêche est souvent (toujours???) jaune fluo, parce que les poissons ne voient pas le jaune fluo. Et en fait, les hommes non plus, quand c'est du fil de pêche, donc on dirait que la pince flotte dans l'air, c'est encore plus top. Et quelqu'un qui ne connaît pas ne comprend pas d'où est piloté la bête.

Y a pas à dire, qu'est-ce qu'on se marre, en prépa.

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 17:27

Modifié le lundi 17 novembre 2008 16:11

Ca plane pour moi

Ca plane pour moi
Cette année, pour les prépas scientifiques, le sujet d'étude de français/philo, c'est Les énigmes du moi.

A première vue, ça a l'air sympa, non? "Enigmes", c'est bon, c'est un truc pour se prendre la tête, genre Ouverture Facile (j'vous ai bien eus, on fait pas moins bariolé, comme site internet). En général, j'aime bien.
"Moi", c'est pas compliqué non plus, c'est un pronom complément, qui désigne la personne qui parle - ou qui pense, puisqu'on parle de philo.

Là, vous admirez probablement : "Elle maîtrise la philo, cette fille!"

Seulement voilà, vous obtenez Fatal error, et il faut tout redémarrer. C'est à croire qu'on ne vous a pas assez matraqués au lycée avec la méthodologie de la dissert', et plus particulièrement avec l'analyse du sujet.
En effet, ici, on aurait ça. Eh oui, comme vous le voyez, ça casse tout. C'est ce mesquin partitif de "de". D'autant plus mesquin qu'il signifie "de le".

Est-ce la peine de dire que "le moi" est bien plus ardu que "moi"? C'est un truc abstrait, qui ne désigne plus le locuteur. J'irai même jusqu'à dire que c'est un nom commun, et que ça a du sens de dire : "ton moi". Et le "du", c'est le coup de grâce, qui sous-entend subtilement que l'on s'intéresse aux énigmes engendrées par ce truc - également mesquin - qu'est le moi.

Je sais pas pour vous, mais moi, je suis pommée. Et je vous ai pas dit la meilleure? Aux concours, on doit faire une dissertation comparative, un truc super compliqué, même qu'à l'agrég' de Français, ils l'ont abandonnée tellement tout le monde se plantait.
Et là, je me dis que je suis partie pour une année sympa en français/philo, deux heures par semaine. Et puis en plus, on a vachement envie d'arriver à l'heure, étant donné le temps qu'on a le lundi midi pour manger. (merci Monsieur D!)

# Posté le dimanche 31 août 2008 07:16

Modifié le mardi 30 septembre 2008 15:10

Magic bus

Les Salins, c'est pas tout à fait une plage abandonnée, mais au moins, il y a une navette qui les relie au centre-ville - la fille qui la conduit est d'ailleurs remarquablement sympathique, de même que son humour.
Nous, on a pris la navette à 10h15 et 11h40, et pour rentrer parfois à 14h, parfois à 16h46. Le premier jour, en nous déposant, elle nous annonce : "La dernière navette, elle est à 16h46! Il faut y être à 45, hein! Si vous venez à 46, vous verrez le cul du bus!" Ce à quoi quelqu'un a répondu fièrement : "Nous, on y sera 5 minutes à l'avance!"
Passé ce petit événement, on descend sur la plage, et marche - pardon, court - sur le sable cramant, et on arrive à un endroit où on peut se baigner.

Problème, il y a des algues!!! Algues + mer + Sable? Ca aurait pu donner : "Oh, dommage, ça va coller aux pieds!" Mais non, ça a donné ça :


Magic bus

# Posté le jeudi 28 août 2008 08:28

La Madrague

La Madrague
Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacées...

Bon, vous arrivez à Saint Tropez, vos yeux d'enfant écarquillés, soit par bateau ou bus - vous vous retrouvez alors au bout du port, non loin de ces fameux yachts/yauthes - soit en voiture - vous longez alors à 2 km/h (si vous êtes pas doués et que vous vous pointez à l'heure de pointe) une plage super-équipée plantée de palmiers; c'est pas la première chose qui vous vient à l'esprit. S'il vous vient ensuite l'idée de visiter ce lieu, historique au même titre que les plages de Normandie, qu'est la plage de Pampelonne, où a eu lieu le second débarquement Allié de 1944, vous commencez carrément à regretter Paris-Plage. Certes, la plage fait un bon 4,5 km de long, mais toujours est-il qu'on y distingue difficilement le sable derrière la chair blanche (de crème), noire ou pivoine. Bon, en fait, j'en sais rien, j'y suis jamais allée, mais ça a quand même pas l'air désert, et ce qui est sûr, c'est qu'il y a des campings et villages de bungalows près de la plage.
Pour l'anecdote, une fois, on y a fait un tour en hiver, 'y a personne, mais c'est moche. Et dégueulasse. Bref, abandonnée, oui, mais les coquillages et leurs copains, à mon avis, ils se sont fait la malle il y a longtemps. Mais il faut que j'arrête de faire des généralités, on était peut-être dans le coin où ils déversent les égouts dans la mer.

En revanche, si vous vous aventurez un peu plus loin , vous comprendrez déjà mieux (même si vous avez peu de chances d'être seuls en plein été) ce qu'elle a voulu dire, la BB. Justement, elle, elle se cachait (cache?) à la plageounette des Virolles. Elle est chouette, cette plage, mais son problème, c'est que depuis peu, pour y aller (en tout cas de la manière familiale), il faut emprunter un chemin de un mètre de large, entre deux clôtures, qui descend à pic.
En fait, ce qui s'est passé, c'est que le terrain par lequel on descendait, et qu'on croyait public, a été vendu à un certain M. Prost, lequel, pour une raison obscure, l'a ce me semble revendu à une autre - sans doute illustre et pleine aux as - personne, qui a, elle, tout clôturé.

Bon, de toute façon, il y a un autre accès.

# Posté le vendredi 01 août 2008 14:39

Le temps des cerises

Le temps des cerises

Interrompons quelque temps ces vaines spéculations pour vous parler un instant des cerises.
Les cerises (magnifique anadiplose - ou concaténation, me dit wikip, et mon correcteur orthographique connaît ce mot-là, au moins), personne n'en doute, ni ne sait pourquoi, c'est super bon. Mais alors, pourquoi en faire des confitures??? Certaines légendes disent que ça se vend plus cher en confiture. J'ai pas vérifié, mais ça m'étonnerait. D'autres que ce n'est pas plus cher, mais que par contre, ça se conserve bien mieux cuit avec du sucre*. Et par conséquent, pour une entreprise, ça réduit de nombreux coûts de transport, et ça permet de vendre des cerises en hiver sans les faire venir du Pérou. De même, pour un particulier qui croule sous les cerises du jardin, ça permet de ne pas faire d'indigestion, et d'avoir quelque chose à mettre sur le pain le 24 décembre au soir.
Ma grand-mère, ce qu'elle fait, c'est qu'elle les congèle, et que quand elle a ses enfants et/ou petits-enfants, elle fait des clafoutis.

En tout cas, c'est pas ce qui nous est arrivé. On a eu plein de cerises, en Ardèche, mais on aurait été tout à fait capable de tout manger, et on ne comptait pas non plus les vendre. Alors pourquoi? Mmh? Eh bien parce que elles étaient pleines de vers!!!

A ce sujet, une petite boutade : le bio, c'est actif à l'intérieur, et ça se voit à l'intérieur (des cerises)

Bon, évidemment, vous, en bon citadins, vous ne les auriez pas mangées, et on ne peut pas vous en vouloir. Mais nous, ça fait tellement d'années qu'on loupe ces cerises qu'on ne pouvait pas les laisser pourrir sans rien faire. Les vers avec un peu de sucre, cuits à feu doux, ça passe tout seul, et c'est bourré de protéines.

Encore une petite parenthèse, ou post-scriptum :
Vous connaissez l'histoire de Sluuuuuuuurp le ver? - C'est ma soeur qui mange une cerise, et Sluuuuuuuurp le ver!!!

* Le sel a la même fonction, va savoir pourquoi c'est le sucre qu'on utilise...

# Posté le vendredi 01 août 2008 14:11